AEFE : défendre un réseau éducatif solide et accessible

Le rayonnement du français à l’étranger passe d’abord et avant tout par la présence des lycées français dans le monde qui sont gérés par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Elle est présente dans 139 pays et permet aux familles expatriées de s’installer et de travailler à l’étranger tout en assurant aux enfants une scolarité française de la petite section à la terminale. Or, les évolutions récentes du financement de l’AEFE fragilisent aujourd’hui l’équilibre financier de ces établissements et font peser un risque sur leur développement.

Le risque de cette réforme est simple : les subventions de l’État à l’AEFE ont baissé ces dernières années et continuent de diminuer. Cette baisse ne lui permet plus de financer les établissements comme elle le faisait auparavant. C’est la raison pour laquelle il a été voté lors de l’Assemblée générale du 18 décembre 2025 que l’AEFE ne prendrait plus en charge les pensions civiles des enseignants détachés, faisant ainsi reposer ce poids financier directement sur les établissements. Ce désengagement financier de l’État entraîne donc mécaniquement une augmentation des frais de scolarité et exclut d’une éducation française un certain nombre de familles. En Irlande, ce désengagement financier progressif de l’État a déjà eu pour conséquence une augmentation des frais de scolarité de 25 % au cours des trois dernières années. La réforme de l’AEFE fait ainsi courir le risque d’un déconventionnement du Lycée français Samuel Beckett de Dublin (la totalité du fonctionnement de l’établissement serait supporté par les familles) et pourrait porter un coup très dur au réseau des lycées français de l’étranger.

Nous restons mobilisés, en partenariat avec nos élues au sénat, pour que le Lycée Français en Irlande reste accessible à tous et soit fidèle à ses ambitions.